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Quel traitement d'eau pour ma piscine?

Publié le 25 mai 2022

Comme vous le savez, il n’y a pas qu’une seule façon de traiter l’eau de sa piscine. Chlore, brome, oxygène actif, électrolyse de sel, vous ne savez pas lequel choisir? Rassurez-vous, nous allons vous présenter les différentes possibilités qui s’offrent à vous. Après avoir choisi le traitement qui correspond le mieux à vos attentes, à vous la baignade et les bons moments passés en famille ou entre amis.

 

Avant toute chose, voici un rappel des fondamentaux du traitement d’eau :

 

Si la chimie est un point essentiel lorsqu’on parle de qualité d’eau piscine, il ne faut pas oublier que sans une bonne filtration, la chimie de l’eau ne pourra pas bien remplir sa mission qui est de rendre votre eau désinfectée et désinfectante. Une belle eau de piscine c’est : 80% de filtration et 20% de chimie. Inutile de surcharger votre eau en produits chimiques, il faut tout d’abord vous assurer que votre système de filtration est correctement dimensionné par rapport à votre volume d’eau et que le temps de filtration programmé est suffisant et adapté à la température d’eau de votre piscine.

Etape 1 : « l’état des lieux »

On estime qu’un baigneur propre (sans cosmétique, ni crème solaire) pollue à lui seul 6m3 d’eau. Conseil : ne pas jouer les apprentis chimistes ; c’est dangereux et vous risquez de ne pas mettre les bons produits, pas au bon moment ou pas dans le bon dosage. Avant de mettre dans l’eau un produit chimique, on procède toujours à une analyse d’eau. A partir des données récoltées, on va définir quelles actions on va mettre en place, quels produits on va ajouter et dans quelle quantité. Il est nécessaire de contrôler : le TAC (Titre Alcalimétrique Complet ou plus simplement la teneur de l’eau en carbonate et bicarbonate), le pH (acidité de l’eau) et le TH (dureté de l’eau). Ce sont les 3 paramètres de l’équilibre de l’eau, qu’on connaît aussi sous le nom de balance de Taylor.

Etape 2 : la balance de Taylor

On ajuste le TAC. On contrôle de nouveau le pH car avec l’ajout de TAC, la valeur du pH va être différente de la 1ère mesure effectuée. On corrige le pH.

Etape 3 : la désinfection du bassin

Pour bien démarrer la saison : faire une désinfection choc.

Ensuite, mettez votre chlore, brome ou oxygène actif habituel.

Etape 4 : mieux vaut prévenir que guérir

Selon la qualité de votre eau, pensez à mettre un séquestrant calcaire et un séquestrant métaux. Comment savoir ce que contient votre eau ? C’est simple, rendez-vous chez votre pisciniste pour une analyse complète et un conseil sur les produits et les quantités à utiliser.

En saison, et avec des étés de plus en plus chaud, si on ne veut pas avoir une piscine toute verte, il est nécessaire de prévoir un anti-algue.

Etape 5 : l’entretien et le nettoyage régulier c’est la clé du succès

Il est nécessaire de nettoyer régulièrement le bassin (fond et parois) et la ligne d’eau.

Nettoyer vos filtres (à cartouche, à sable, …) ou vos chaussettes.

Si vous avez un filtre à sable, pensez à faire un détartrage à la mise en hivernage ou en début de saison.

Comment fonctionne la désinfection ?

LE CHLORE ! Il en existe plusieurs types. Vous avez peut-être déjà entendu parler de chlore choc, chlore lent, chlore multi actions, chlore stabilisé et non stabilisé, mais savez-vous vraiment comment les utiliser ?

 

Les chlores stabilisés ou chlores inorganiques :

On les trouve sous forme de pastilles (20g), de galets (de 250g ou 500g). Disponibles en pot de 1kg ou seau de 5kg, 10kg, 25kg.

  • Le chlore choc, comme son nom l’indique, sert à choquer l’eau. Il s’agit là en fait d’une désinfection rapide et efficace de l’eau. On va l’utiliser en démarrage de saison, en fin de saison avant l’hivernage du bassin, mais aussi en cours de saison, lors des chaudes journées d’été. Le chlore choc va rester présent dans l’eau 24 à 48h seulement. Il faut ensuite reprendre votre traitement habituel (exemple : galet de chlore lent ou chlore multifonctions).
  • Le chlore lent ou chlore multifonctions c’est le traitement de fond. C’est ce que vous allez utiliser pendant toute la saison pour rendre votre eau désinfectée et désinfectante.

 

Les chlores non stabilisés ou chlores organiques :

  • Le chlore liquide, l’hypochlorite de calcium, l’hypochlorite de sodium (produit par l’électrolyse de sel).

ATTENTION : on ne met jamais en contact direct un chlore non stabilisé avec un chlore stabilisé.

Les idées reçues : quand on dit « ça sent fort le chlore, ils en ont mis trop », on se trompe, c’est complètement l’inverse qui se passe. Ce que l’on sent, ce sont les chloramines (combinaison chlore libre + composés d’ammoniac et d’azote amenés par les baigneurs). Présentes dans l’eau, ces chloramines vont créer cette odeur désagréable et cette sensation d’inconfort et/ou d’irritation de la peau. Pour remédier à ce problème, il faudra corriger le pH (sans doute un peu haut) et faire un chlore choc (pour remonter tout de suite votre taux de chlore) puis reprendre votre traitement habituel.

 

  • Le stabilisant (aussi connu sous le nom d’acide cyanurique ou acide iso cyanurique) est l’un des composants de vos galets de chlore. Il n’a aucun pouvoir désinfectant, son super pouvoir à lui c’est de permettre au chlore de rester plus longtemps dans l’eau, d’être moins sensible aux UV.

On considère comme idéal, un taux de stabilisant compris entre 20ppm et 50ppm par litre d’eau. Entre 50ppm et 70ppm par litre, on considère qu’il est acceptable. Au-delà, l’eau est surstabilisée, il faut vidanger une partie du bassin et mettre de l’eau neuve.

Attention à la teneur en stabilisant des produits peu chers vendus dans la grande distribution, vous risquez de très vite surstabiliser votre eau.

En cours de saison, il vous faudra veiller à ce que le taux de stabilisant ne soit pas trop élevé. Présent en trop grande quantité, le stabilisant va réduire de façon significative l’effet du chlore présent dans l’eau. Dans certains cas, il bloque même totalement l’action du chlore, au point que ce dernier n’a plus aucune efficacité.

A l’inverse, en l’absence de stabilisant, le chlore présent dans l’eau est très (trop) vite dégradé par les UV et ne permet pas une désinfection complète de votre bassin.

La solution : alterner chlore stabilisé et chlore non stabilisé.

 

  • Le brome. Avec le brome, nul besoin d’ajouter du stabilisant car contrairement au chlore il est peu sensible aux UV. Les pastilles seront placées dans un brominateur. L’eau entre dans le brominateur, se mélange au brome et par effet Venturi, le mélange brome/eau repart à la piscine.

 

  • L’oxygène actif est une alternative intéressante pour les clients qui ne veulent pas de chlore ou y seraient allergiques. L’oxygène actif liquide peut être injecté seul dans le bassin ou couplé à une lampe UV.

Ce qui est important à retenir et commun à toutes les piscines

  • Le TAC ou Titre Alcalimétrique Complet : c’est l’alcalinité, autrement dit les minéraux contenus dans l’eau de votre piscine. Si le TAC n’est pas bon, votre eau sera difficile à équilibrer et votre pH difficile à stabiliser. A la réouverture du bassin, c’est le 1er paramètre à analyser et à corriger.

 

  • Le pH (ou potentiel d’hydrogène) est l’un des paramètres les plus importants lorsqu’on parle de la chimie de l’eau. En saison, avant même de penser à ajuster le taux de désinfectant, il vous faudra contrôler et ajuster votre pH. Pour rappel, le pH idéal est situé entre 7,0 et 7,4.

 

  • Le TH (ou Titre Hydrotimétrique) c’est la dureté de l’eau, autrement dit le calcaire dissout dans l’eau. Le taux idéal est compris entre 8° et 20° (1° = 10ppm ou 10mg par litre). Le calcaire étant dissous dans l’eau, on ne peut pas le retirer mais on peut le séquestrer.

 

Les 3 paramètres cités précédemment sont les 3 paramètres de la balance de TAYLOR. C’est grâce à l’analyse de ces 3 paramètres que vous allez pouvoir équilibrer votre eau. Tant que ces 3 paramètres ne forment pas une ligne droite, inutile de forcer sur la dose de désinfectant, vous n’obtiendrez pas davantage de résultat.

En préventif : Nous vous conseillons d’utiliser un séquestrant métaux pour éviter que le cuivre, le fer ou le manganèse) dissouts dans l’eau soient oxydés par les produits piscine que vous allez utiliser. Les conséquences sur votre piscine : une eau qui se colore, un revêtement de piscine qui peut présenter des tâches. Vous n’avez envie ni d’une eau verte ni des parois glissantes ? Utilisez un anti-algue ! Pour rappel, les éléments favorisant le phénomène de développement d’algues sont : une température d’eau de plus de 15°C, un pH compris entre 6.8 et 7.8, et la présence de leur plat préféré dans le bassin (phosphate, azote, minéraux). Notre conseil en cas d’invasion d’algues : pour mener à bien votre mission rattrapage eau verte, il faut faire un traitement choc (chlore ou oxygène actif) puis mettre un anti-phosphate.